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mardi, février 10, 2026

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La République démocratique du Congo n’avance plus en silence

La fin du mépris diplomatique.

Est-ce la sortie du tunnel ? Non. Mais une chose est désormais certaine : le Congo (RDC) n’est plus immobile. Et surtout, il n’avance plus en silence pendant que d’autres parlent à sa place. Ceux qui s’étaient habitués à un Congo inaudible, réduit au rôle de figurant de sa propre tragédie, devront revoir leurs certitudes. La diplomatie congolaise, contre toute attente et malgré les sarcasmes, s’est remise en mouvement. Lentement, certes. Mais inexorablement.

Pendant des années, elle fut tournée en dérision. On la disait inexistante, erratique, incapable de défendre le moindre intérêt national. Le Congo était convoqué uniquement pour s’excuser, justifier ses malheurs ou recevoir des leçons. Les mêmes qui aujourd’hui feignent la surprise étaient hier les plus bruyants à prédire l’échec. Ils se nourrissaient du chaos, prospéraient sur la faiblesse de l’État et s’accommodaient très bien d’un pays à genoux.
Or, ce scénario commence à se fissurer.
La diplomatie congolaise agit. Elle travaille. Elle insiste. Elle dérange. Et surtout, elle persévère là où tant d’autres ont renoncé. Les lignes bougent parce qu’elles sont poussées. Les portes s’entrouvrent parce qu’on a cessé de frapper timidement. Le Congo parle désormais avec constance, là où il criait autrefois dans le désordre. Cette différence change tout.

Face à cela, les opposants de salon ,les politiciens en soutane, et les professionnels du doute montrent leurs limites. Ils répètent les mêmes slogans usés, les mêmes soupçons recyclés, les mêmes accusations sans fondement. L’achat des consciences, leur arme favorite, perd de son efficacité. Le mensonge politique, surexploité, n’impressionne plus. Quand les faits persistent, les rumeurs s’effondrent.

On a reproché au Président congolais son omniprésence sur la scène internationale. Trop de voyages, trop d’avions, trop de sommets. Mais depuis quand la diplomatie se mène-t-elle depuis un fauteuil ? Depuis quand la défense d’un pays agressé se fait-elle par télépathie ? Ceux qui ironisent sur ces déplacements oublient volontairement une vérité élémentaire : on n’impose pas une cause juste par l’absence, mais par la répétition, la ténacité et la présence continue. Si le prédécesseur était habitué à rester sur place,c’était aussi une stratégie comme une autre de garantir les intérêts de ses sponsors ,au détriment de la nation. Y penser ainsi n’est que piste de réflexion.

Le moment où le Président des États-Unis, Donald Trump, a publiquement salué le leadership du Président congolais, appelant l’assistance à l’ovationner, n’est pas un détail folklorique. C’est un signal politique fort. Un désaveu cinglant pour tous ceux qui affirmaient que le Congo ne comptait plus, qu’il n’était plus écouté, qu’il n’était plus crédible. Ce geste restera dans l’histoire diplomatique du pays, qu’on le veuille ou non.
Évidemment, cela dérange. Cela froisse. Cela inquiète même ceux qui ont bâti leur discours sur l’idée d’un Congo éternellement faible, dépendant et manipulable. Mais la diplomatie n’a jamais été un espace de confort. Elle est un champ de bataille feutré où l’endurance l’emporte souvent sur le bruit.
Soyons clairs : il ne s’agit pas d’un triomphe. Il ne s’agit pas d’un aboutissement. Et toute tentative de glorification prématurée serait irresponsable. Mais nier les avancées actuelles relèverait de la mauvaise foi pure pareille à celle du plus gradé des politiciens en soutane et toute sa cour. Le climat international évolue. Les partenaires réévaluent leurs positions. Les enjeux sécuritaires et humanitaires de la RDC sont enfin nommés avec plus de précision. Cela n’efface pas les drames, mais cela change les rapports.

Reste le point le plus sensible, celui que personne n’a le droit d’éluder : l’Est du pays. Tant que les populations continueront à mourir, fuir et survivre dans l’indignité, toute réussite diplomatique restera incomplète. La paix ne se proclame pas dans les communiqués. Elle se construit sur le terrain. La sécurité ne se négocie pas uniquement dans les capitales étrangères. Elle se garantit dans les villages, les villes et les camps de déplacés.
La République démocratique du Congo joue son crédit historique. Elle n’a plus droit à l’erreur, ni à l’illusion. L’horizon semble s’éclaircir, oui. Mais la lumière n’a de valeur que si elle atteint celles et ceux qui vivent encore dans l’ombre de la guerre.
Le Congo ne demande pas la charité. Il exige le respect. Et pour la première fois depuis longtemps, il commence à se donner les moyens de l’imposer.

Pour LAUTREINFO
ZADAIN KASONGO T.

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