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mercredi, février 11, 2026

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Aux portes du tunnel

Est-ce la fin du cauchemar ? Pas encore. Mais à bien des égards, cela y ressemble. La diplomatie congolaise est à l’épreuve de la constance. Comme une lueur timide au bout d’un long couloir obscur, les dernières avancées diplomatiques autorisent, sinon l’enthousiasme, du moins une prudente espérance. Lentement, calmement, presque à pas de tortue, la diplomatie congolaise avance. Et, fait nouveau, elle commence à faire parler d’elle autrement que par le sarcasme ou la condescendance.


Longtemps raillée, souvent caricaturée, cette diplomatie que d’aucuns jugeaient erratique ou inexistante semble aujourd’hui actionner des leviers longtemps grippés. La machine, patiemment mise en place, fait bouger les lignes. De l’intérieur comme de l’extérieur, les langues se délient. Les chancelleries, jadis indifférentes, se montrent plus attentives. Les partenaires internationaux, autrefois frileux, réapprennent à écouter. Même les opposants, habitués à prospérer sur le vacarme et l’invective, paraissent à court d’arguments — il est vrai qu’ils n’en proposaient déjà que de peu plausibles.


L’achat des consciences, cette vieille monnaie politique, faiblit. Le mensonge, trop longtemps recyclé en discours, s’effondre sous le poids de ses propres contradictions. Pendant des années, la diplomatie congolaise fut la cible des moqueries, présentée comme une diplomatie d’aéroport, réduite à des allers-retours sans boussole. Aujourd’hui, tout porte à croire qu’elle est en train de renaître de ses cendres, portée par une stratégie de constance et de persévérance.


Il ne manquait plus qu’un événement symbolique pour accélérer cette dynamique. Ce moment est venu lorsqu’un Président des États-Unis, Donald Trump, a publiquement salué le leadership du Président congolais, soulignant sa capacité à tenir contre vents et marées. L’instant est fort, historiquement marquant : voir un Président américain demander au public présent d’ovationner le Président de la République démocratique du Congo n’est pas un geste anodin. Cette séquence restera mémorable, n’en déplaise aux ennemis du Congo et à ceux qui pariaient sur son effacement diplomatique.


À ceux qui critiquaient, ou feignaient de s’interroger, sur cette agitation permanente d’un Président “toujours dans les avions”, la réponse apparaît désormais limpide. Derrière les déplacements, il y avait une vision. Derrière l’endurance, une méthode. Derrière la répétition des rencontres, une cohérence diplomatique qui relevait moins de l’agitation que d’un esprit stratégique élevé — pour ne pas dire d’une intelligence politique assumée. La crédibilité du pays en dépendait, et elle en dépend encore.

Loin d’inventer d’autres concepts pouvant expliquer cette façon de travailler, il ne s’agit que de la diplomatie de constance. Mieux la constance dans la diplomatie. En termes plus compréhensibles, la foi dans ce que l’on fait. Ah ! La Foi ? Elle est intérieure et personnelle. Les politiciens en soutane croient en être les seuls dépositaires. D’où les croc en jambes dans les jambes du Président. Heureusement qu’il en a des plus solides. Les indices sont claires et le climat international devient plus attentif. Des partenariats se créent et s’implantent. Petit à petit la reconnaissance se construit autour de cette marche progressive. La voix du Congo devient enfin audible progressivement.
Cependant ,le plus important reste à faire. C’est à dire capitaliser ce succès diplomatique au profit des solutions pour les populations de l’Est, victimes expiatoires de la barbarie, des égoïsmes des dirigeants voisins de notre pays. Mais aussi de la félonie de quelques fils égarés du pays. Ils sont à la base de l’instabilité que connaît l’Est de la République depuis des décennies.

Que ce succès ne se limite pas seulement aux salons feutrés de la diplomatie internationale. Qu’il soit palpable jusque dans le vécu et le parler quotidiens de ces populations longtemps meurtries. Que des mots tels que fuite, abandon, exil, mort puissent être remplacés par stabilité, bienveillance, vie paisible. Tout est possible à ceux qui veilleront à cette constance diplomatique. Seule possibilité d’espérer une véritable paix durable.

Pour LAUTREINFO
ZADAIN KASONGO T.

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