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dimanche, mai 10, 2026

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« Le théâtre vide des ambitions creuses »

“Opposition congolaise ”


Il faut cesser de tourner autour du pot.
L’opposition congolaise, aujourd’hui, n’est pas en crise.
Elle est en faillite.
Faillite des idées.
Faillite du courage.
Faillite de la responsabilité.
À l’approche d’une échéance politique majeure, là où l’on devrait entendre des voix fortes, voir émerger des projets solides, assister à un foisonnement d’idées…
il n’y a rien.
Rien, sinon du bruit.
Rien, sinon des querelles.
Rien, sinon du vide.
Une opposition sans programme, c’est une illusion.
Une opposition sans vision, c’est un danger.
Au lieu de construire, elle détruit.
Au lieu d’éclairer, elle obscurcit.
Au lieu d’unir, elle fracture.
Et quand elle ne sait plus parler au peuple, elle parle aux instincts les plus bas.
Alors on attise les tensions ethniques.
Alors on souffle sur les braises identitaires.
Alors on finance, dans l’ombre, des relais culturels — chansons, discours, slogans — où la politique se transforme en poison lent.
C’est cela, aujourd’hui, la stratégie ?
Remplacer les programmes par des refrains haineux ?
Substituer la réflexion par l’insulte ?
Triste naufrage.
Car la haine est une arme primitive :
elle ne construit rien,
elle ne propose rien,
elle ne gouverne rien.
Elle détruit. Toujours.
Et l’histoire congolaise l’a déjà prouvé.
Les violences de 1992-1993 n’étaient pas une fiction.
Elles étaient réelles.
Brutales.
Dévastatrices.
Des populations traquées.
Des communautés brisées.
Des mémoires encore hantées.
Et pourtant, aujourd’hui, certains jouent avec les mêmes allumettes,
comme des enfants inconscients dans une poudrière.
Faut-il rappeler que ceux qui hier excitaient les foules
ont souvent fini dans le silence… ou dans le regret ?
Mais la mémoire politique congolaise semble courte.
Dramatiquement courte.
On insulte.
On provoque.
On divise.
Parce que c’est plus facile que de penser.
Parce que c’est plus rentable que de travailler.
Parce que c’est plus immédiat que de construire.
Pendant ce temps, les vrais problèmes restent intacts :
le chômage explose,
les jeunes désespèrent,
les infrastructures stagnent,
l’État peine à convaincre.
Et face à cela, que propose l’opposition ?
Des slogans.
Des colères.
Des fantasmes.
Rien qui ressemble à un projet de société.
Alors posons la seule question qui vaille :
veut-on gouverner… ou simplement exister dans le vacarme ?
Car un pays ne se dirige pas avec des insultes.
Il ne se construit pas avec des haines recyclées.
Si l’opposition congolaise ne se réinvente pas,
elle ne sera pas seulement inutile.
Elle deviendra complice du chaos qu’elle prétend dénoncer.


ZADAIN KASONGO T.

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